Should Cursive Be Saved?

Consider the case of cursive — the looping letters of flowing script also known as handwriting — disappearing from schools, lost from love letters, and now relegated most often simply to signatures.

Thanks to computers, email, texting, and tweeting, the writing’s been on the wall for cursive for years. According to Kentucky’s Lexington Herald Leader, a local high school teacher who recently tried to reinvigorate it by awarding fountain pens to students said, “Some of them didn’t know what a fountain pen was.”

Supporters of cursive say there is a societal responsibility to keep it alive, and that much more than penmanship is at stake. It’s “a gift” said one university professor, a lifelong skill, the demise of which creates cultural deficits, like an inability to read historical documents. Without learning handwriting — with its slower, contemplative pace — children’s brains will “develop in a different way that no one has really thought through,” said a neuroplasticity expert.

But others say there is zero need to save a communication form which fails to prepare students for a practical future. “Do people need to be able to write? Of course,” said one online commenter, who continued, “Is cursive the best method? Probably not, given how few people use it on a daily basis.” “Teach your kid to type accurately and quickly,” one insisted, while another suggested, “Kids should be taught how to print, because it’s all they’ll ever need if they find themselves without a cell phone to text on, or a keyboard to type with.” And then there was this: “I think HELP is easier to read from the air in big printed block letters!”

http://responsibility-project.libertymutual.com/blog/should-cursive-be-saved-?src=OB_B278_CursiveSaved#fbid=IJoDH9KRYwz&src=OB_B278_CursiveSaved

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On peut être un homme sans être un savant

Envoyé par M. Frantz Voltaire.

Haiti : Quand un artisan se fait batisseur d’humanité

Paroles prononcées par Gotson Pierre le 2 juin 2012 au Parc du Souvenir lors des funérailles de son père Pressage, décédé le 25 mai. Document soumis à AlterPresse.

Voici un homme qui a su suivre son chemin à travers les méandres de la vie, jusqu’à la mort. Avec pour boussole, le don de soi, l’honnêteté et le sens du progrès.

Pressage Pierre, mon père, est un jeune artisan, qui arrive à Port-au-Prince dans les années 50, après avoir laissé Leogane, sa commune natale.

Il nous raconte toujours des moments passés comme apprenti, puis ouvrier dans un atelier de confection à la capitale. Il a gardé jusqu’à la fin de sa vie un dé à coudre qu’il a conservé comme un précieux souvenir. Et aussi, un certain sens de l’élégance.

Mais c’est avec la coiffure, qu’il va faire sa vie et prendre ses responsabilités familiales.

Coiffeur de référence durant les années 70, 80, il a longtemps partagé son salon à la Grand’rue avec un frère, un cousin et des proches.

Pour avoir été ce coiffeur qu’il fut, dans un autre contexte que celui d’Haiti, il aurait certainement gagné beaucoup d’argent et de notoriété.

Par la qualité de son travail, il avait bénéficié du respect de ses pairs et de ses clients. Des gens de toutes les couches de la société se faisaient couper les cheveux par “François”, tel qu’il était surnommé.

Gens ordinaires, artistes, diplomates, ministres… ont eu à baisser la tête devant mon père. Oui, je me souviens bien de cette phrase que j’entendais souvent lorsque j’étais de passage au salon de coiffure : “baissez la tête”. Ces mots sonnaient comme une injunction et le client n’avait pas d’alternative.

À cette époque, que de collègues de Pressage ont laissé le pays. On nous disait que être coiffeur à New York, ça rapporte. On avait les nouvelles d’un tel. On voyait même des photos de celui-ci appuyé sur le capot d’une grosse voiture américaine. Signe de réussite.

Papa n’a pas voulu partir. Il était convaincu que sa place était auprès de ses enfants pour leur fournir l’encadrement nécessaire à leur épanouissement, dans une capitale aussi imprévisible que Port-au-Prince.

Il est donc resté. C’était son choix. Il en a tiré les conséquences.

Vivre ici. Côtoyer des dignitaires sans jamais épouser leur idéologie. Garder sa lucidité et son indépendance d’esprit, même au cœur de la barbarie. Des témoins rapporteront ces échanges intenses au salon de coiffure du 683 Boulevard Jean Jacques Dessalines. Malgré les espions qui rodaient…

Éviter la corruption, opter pour l’honnêteté et la foi dans le travail. Que de possibilités pourtant de gonfler sa tirelire et d’accumuler abusivement des biens ! Non. Ce n’est pas ce genre d’héritage qu’il faut laisser aux générations futures.

Pressage croyait en l’éducation pour l’ascension sociale et la modernité. Il faut aller à l’école. Il faut étudier. Et sur ce dossier, pas de négociation. D’ailleurs, ses enfants n’étaient pas les seuls à bénéficier de son dévouement lors des démarches de rentrées scolaires…

Après une journée de travail, nous faire réciter. Moment terrible. Car toute imperfection est impardonnable. Quelle sévérité !

J’ai compris longtemps après. Longtemps après être entré en rébellion contre toute forme d’autorité y compris l’autorité paternelle. C’était au milieu des années 80.

Durant cette période aussi, j’ai vu pour la première fois des lueurs d’inquiétude dans les yeux de papa. En particulier, que son premier fils puisse exprimer publiquement sa vision critique du pouvoir et s’exposer à la foudre des puissants de l’époque, il ne pouvait pas l’imaginer ! C’était pourtant le résultat de ses propres enseignements.

À la fin de sa vie, il ne cachait pas cependant sa satisfaction d’avoir transmis le goût du travail, de la connaissance et le sens de l’honnêteté à ses descendants et descendantes.

Il savait que bâtir des esprits, c’est construire les sociétés de demain.

C’est en essayant de synthétiser cette personnalité que mon frère Duwalph et moi avons écrit ce que vous pouvez lire sur le signet (distribué au cours de la cérémonie) :

Être
Contribuer à sa manière
Jusqu’à son dernier soupir
Au bonheur des autres
Et au progrès du monde
On peut être un homme
S
ans être un savant

Mi Espejo

Message de Claude Sainnécharles:

Bonjour à tous. Je tiens à partager, avec beaucoup de plaisir, l’illustration réalisée par Marlen Guérin, aquarelliste-illustratrice canadienne, pour la traduction que j’ai faite du recueil de poésie Los espejos del tiempo (Les Miroirs du temps) de Guido Riggio Pou, écrivain poète, économiste et critique, de nationalité dominicaine.

***

Mi espejo

Encontraré mi espejo
más allá de la flor,
sepultado en el tiempo.
El mastica mi rostro,
mis días,
mis sueños.
Mon miroir

Je rencontrerai mon miroir
au-delà de la fleur,
enterré dans le temps.
Il mastique mon visage,
mes jours,
mes rêves

Mimi Ferebee: Oni’s Well

she walks on water,
                 ripples oiling under her prance
backstroking in a clear gulf

she sprints along the bank shore     
                           or rather under it
as her bucket cocoons

sloshing
                 percussions
                 of her morning labor,
                           her shakes, rubs, scrapes

                 the beat of her toils
swaying that in-style, avant-garde container

her small head-hut
                 houses the sap of flexed forearms,
wrinkled brows, contorted cheeks
& pursed lips

                 oh, how they press
                           under saffron skies today,
                           the orange notes
                           pregnant with effervescence
                           seem to dance along the slit
                           of her philtrum

                 digging     sweeping

                           tearing
                           into her mouth

lustful-like
with a virgin thirst
                 & a greedy throat

her parch
feels like baobab claws
                 scratching within a russet sandstorm
                 & something about that seems lovely

she flinches at the thought of pain,
                the ache that accompanies
                           all achievements

& with the a gentle pull of her lips
                                     to sing

it’s ah long john,  she croons
                 & i’m ah-long gone from he-yah

it’s ah season

                 through & through

something, somewhere hmm—hmm

                 quelqu’un, quelque part
                 yes…hmm--hmmm

drowning months of silence,
                 as she carries her salvation,

                 soon packing these poignant memories
                 into an american suitcase

***
Mimi Ferebee is the editor-in-chief of RED OCHRE PRESS, overseeing the publication of both RED OCHRE LiT and ROLiT NEWS.

While originally from California, she resides in Virginia with husband, Melvin, and their Shih Tzu and Pekingese.

A graduate of the College of William and Mary, she received degrees in both English (emphasis in Creative Writing and Literature) and Psychology (emphasis in Behavioral and Developmental Science).

She recently retired a career as a clinical therapist to pursue her primary passions of writing and editing full-time. When not working on completing her novel “In the Distant Marshes” and various other literary projects, she diligently works to complete applications for doctoral programs. She wants to obtain a PhD in English Literature.

Mimi also works with at-risk youth, refining their reading and composition skills. She spends many evenings in detention centers and twice as many weekend mornings at libraries working with this population. She prides herself on being an advocate for her students, helping them not only perceive, but achieve their potential.

Her literary work has been featured recently in several journals, magazines and reviews, including Contemporary World Literature, Bewildering Stories, Decanto Magazine (UK), Both Sides Now, Flutter Poetry Journal, Leaning House Press, Caper Literary Journal, ChickenBones: A Journal & Houston Literary Review.

Look for upcoming publications in James Dickey Review, Taj Mahal Review (India) & Black Magnolias Literary Journal. Also, her full length poetry collection, Seraglio, will be published by Patasola Press (Fall, 2011). Mimi’s essay “Devil in a Blue Dress and Cinnamon Kiss: An Exploration of African American Financial Insecurity and its Impact on Psychological Development” will also be published in the fall by Psychedelic Literature, while her “Is Your Daughter Planning to Sell Her Virginity: On the Road to a Notion of Feminism” debuted in April 2011 in TawdryBawdry.

IN MEMORY OF TRAYVON MARTIN…

T rayvon is just a name,
R andomly butchered the same
A mong so many others,
Y ouths, sisters and brothers,
V ictims of an old system
O f which prejudice is the stem.
N o more we must stand…

M artin L. King did understand
A ll of this and did preach.
R ally yourselves to reach
T otal unity in brotherhood,
I n community and hood,
N ot killing for a hood…
[by Guy Cayemite]

Fotokonbit

FotoKonbit is a non-profit organization which was “created to empower Haitians to tell their own stories through photography. […] Inspired by the Creole word “konbit” which can be defined as the coming together of similar talents in an effort towards a common goal, we use our skills as photographers, educators, and artists to make a positive difference, through photography. By partnering with established Haitian organizations, FotoKonbit is uniquely positioned to inspire hope through creative expression and provide Haitians with the opportunity to document their reality and share it with the largest possible audience.”

The FotoKonbit team is made up of Frederic Dupoux, Ralph Dupoux, Maggie Steber, Marie Arago, Noelle Theard and Edwidge Danticat.

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Jerry Boursiquot, alias Bousiko

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Jerry Boursiquot, also known as Bousiko, is a self-taught cartoonist whose cartoons appear in Haitian weekly Le Matin. He is also a member of Cartooning for Peace.

Learn more about the Graphic artist/Cartoonist on Facebook

Marie Flore Morett: Tonton Gérard

– Clac!

Le bruit de la gifle retentit comme le son du fouet du dompteur au dessus de la tête du fauve. L’enfant porta la main à sa joue sans parvenir à recouvrir complètement l’empreinte déjà violacée laissée par la main qui a envoyé sa tête swinguer sur le mur quelques secondes plus tôt.

– Je t’interdis de pleurer!

Aussi fugace qu’un rayon de soleil un jour d’orage, un pathétique sourire étira tant bien que mal les petites lèvres charnues, d’un rose nacré, formant un contraste désespérant avec les deux fontaines que tentent en vain d’endiguer la frêle barrière des cils.

– Va te préparer! Je t’emmène à l’église confesser ton mensonge, après nous allons au gouter d’anniversaire de Cédric. Tu ne le mérites pas mais ça le peinerait de ne pas te voir.

Une fois l’enfant partie, se trainant comme un forçat sous le poids des injures, la voix reprit :

– Franchement, Benoit, même verbalement tu pourrais te porter à mon secours! Je ne sais plus où donner de la tête avec cette gosse!

– Calme-toi chérie, je te promets d’y mettre bon ordre dès ce soir, répondit l’homme qui se tenait à l’écart.

– A la bonne heure! rétorqua sa femme. J’espère seulement qu’il te restera assez d’énergie pour t’occuper de moi après. Il ne faudrait surement pas que tu sois contrarié au point de me délaisser. Je te jure que ce ne sont pas les occasions qui manquent avec cette enfant.

En le regardant, on pouvait comprendre les inquiétudes de sa femme. Il avait ce corps d’athlète et rayonnait de cette puissance mâle qui faisait que même les plus prudes étaient convaincues qu’elles seraient damnées si elles gaspillaient une nuit à dormir quand il se trouve de l’autre coté du lit. Quelques minutes plus tard l’enfant reparut et ils se mirent en route pendant que la mère lui faisait remarquer que seule la reine des empotées mettait autant de temps à s’habiller.

A leur arrivée la fête battait son plein, aussi réussie que pouvait l’être un gouter d’anniversaire avec des parents dépassés, qui tentaient mollement de temps à autre de calmer une horde de chevaux de quatre ans.

– Enfin vous voilà! C’était la mère du roi du jour qui accueillait les nouveaux arrivés. Carine ma poupée tu es magnifique! Encore plus jolie que mon parterre de roses et Dieu sait à quel point je m’y consacre!

– Merci tante Alice, tu es très jolie aussi, nous pourrions être les deux plus belles ro…

– Qu’est-ce que c’est que ces manières, Anne-Carine? Comment oses-tu te comparer aux grandes personnes? jeta la mère, outrée.

– Je t’en prie, Claudette, ne la rabroue pas. Ses compliments me font toujours plaisir et en plus ils sont inoffensifs. Je suis certaine que je ne flash pas autant qu’elle le dit. C’est à peine si j’ai eu le temps de me préparer convenablement avec tout ce qu’il y avait à faire ici. Mais dis moi vous êtes rarement en retard que s’…

– Ah, pitit! Toujours cette enfant qui a le chic de me gâcher la vie. Mademoiselle ne sait plus quoi inventer pour attirer l’attention, j’ai du l’emmener au confessionnal pour un mensonge tellement énorme que je serais gênée de te le répéter. Il faut croire que la cigogne les livre de plus en plus défectueux!

Sur ces entrefaites arriva le mari d’Alice qui fut accueilli d’un retentissant:

– Alors, vieille branche, tu te la fais à la bonne! de Benoit.

D’un timide :

– Bonjour oncle Gérard, de Carine.

Et d’un mielleux :

– Gérard, toujours aussi élégant! de Claudette.

La minute d’après dut subir des accolades à n’en plus finir, des petites fesses fugitivement pincées et des seins palpés à la sauvette. Puis la maitresse de maison demanda à son mari de conduire la petite au buffet, voulant lui éviter de se faire écraser par la cavalcade plus rapide que jamais, en faisant mine de ne pas entendre Claudette lui dire qu’à ce régime elle finira par rendre cette enfant impossible à vivre plus fainéante qu’elle ne l’était déjà.

Une fois Carine servie, Gérard se retira avec elle dans un coin du jardin à demi dissimulé par une forêt de plantes en pot.

– Viens t’asseoir sur tonton Gérard, ma petite femme. On va se donner la becquée pour pouvoir terminer nos assiettes au plus vite.

Puis découvrant l’énorme bleu sur la joue de l’enfant il s’écria :

– Mon Dieu! Comment t’es tu fais ca?

– C’est manman, souffla Carine.

– Ta manman t’a fait ca? Pourquoi?

Un long silence lui répondit. Voyant que la petite ne se décidait pas à parler il la pressa :

– Raconte moi, ma petite femme, tu sais bien que tu peux tout dire à tonton Gérard.

– Je… Je lui ai dit q… Je lui ai dit qu’il me… fait des choses quand il vient me b… hoqueta l’enfant.

– Qui te fait des choses, mon ange ?

– Mon… Mon pap…

– Allons, allons, calme toi. Là… ne pleure plus mon trésor. Je suis certain que ce n’est pas aussi grave que tu le penses. Là… calme-toi. Laisse tonton Gérard te consoler. Il est gentil n’est ce pas tonton Gérard? Tu dois être très gentille avec lui aussi, tu sais que ta manman aime quand tu es une gentille petite fille. Masse le ventre de tonton Gérard trésor, aide le à faire descendre tout ce gâteau qu’il a si gloutonnement avalé. Masse le ventre de tonton Gérard, descend plus bas… Encore plus bas sous la ceinture… Plus bas… Là… Masse plus fort trésor, masse tonton Gérard.

Et lentement il frotte le dos de la petite d’une main tandis que l’autre remonte le long de sa jambe, se faufile sous sa robe, s’insinue entre les petites cuisses qui dansent la Saint-Guy tant elles tremblent.

*     *     *

Marie Flore MORETT est née le 6 Juin 1989. Jeune fille dynamique, elle travaille depuis bientôt six ans à l’Institution Marie Vierge Clémente dont la moitié de la capacité d’accueil est réservée à des enfants souffrant de difficultés d’apprentissage, vivant avec un handicap moteur et des enfants dont la situation sociale, familiale et pécuniaire est plus que difficile. Flore a été couronnée Miss AnayizZ 2010 et a été nommée Ambassadrice de bonne volonté à la cause des personnes handicapées par la Secrétairerie d’Etat à l’Intégration des Personnes Handicapées (SEIPH) en Décembre de la même année. Elle occupe son temps libre à rédiger des nouvelles et pour la dix-septième édition de Livres en folie, présente un recueil de nouvelles titré « Faux Semblant » qui est publié sous format imprimé (pour le lectorat courant) et sur CD Audio (pour les personnes malvoyantes ou non-voyantes).

Underestimated Diamond: Whatever

Drama, whatever
Your negative words, whatever

I shrug my shoulders and turn my back
Not irritated: just found a better way
Whatever because I’m tired of looking back

I am in control
So whatever to the discomfort I see

Whatever is the final mark

I cannot trust you, check mark
I cannot speak to you, check mark
I cannot believe you, check mark
I can no longer deal with you, check mark
You are liar, check and double mark

You reject me because I am not perfect,
Let’s use a red pen and check that mark

Whatever

No need to vent on the impossible
Knowing my worth makes me invincible
Reaching my own satisfactory level is incredible
Shaking it all off is formidable

So yes, whatever

Whatever to nonsense

We are through

Famous words: “It’s not me, it’s you.”

*   *   *

M. Cassandra Pascal is the Underestimated Diamond; a woman of high standards and strength. Born in the historical town of Boston, Massachusetts, she has every intention to mark her name in history as a writer who is expressive, honest, and victorious. The Underestimated Diamond is very proud of her Haitian heritage. She was born of two wonderful parents that taught her about strength and courage. From them she inherited self-love and faith in God, the biggest weapons against all obstacles.

Underestimated’s passion for writing started when she was 10 years old. She recalls having to memorize and recite poetry every week in school. Little did she know, these weekly assignments of non-stop repetition would lay the foundation for a poet and writer in the making. Over the years, Underestimated wrote several poems for school papers, community projects, churches, and non-profit organizations. During her college years, Underestimated had a great opportunity to really display her talent during a poetry reading for Black History Month. “I will always remember my very first reading,” she says, “because my poem ‘Still Walking’ brought the audience to tears.” “Still Walking” became Underestimated Diamond’s signature poem, reflecting her views on life.

After facing some unexpected obstacles and remaining silent for a while, Underestimated turned once again to writing, this time as a source of healing. Writing became her therapy, renewing her faith in God, turning her into a woman of grace and true inner beauty. Today, writing remains her true devotion, leading to breakthroughs of unlimited expression. She uses her fears as ammunition against the chains that held her down in the past. “The pen flows through the paper like the water flowing down the river; my water is pure and honest. My words shine. As the Underestimated Diamond, I want to harvest my blessing and present to you my true reflection.”

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